Deux prieurés d'hommes existaient dans la paroisse. On a beaucoup dit et brodé sur leur appartenance ou leur vie. Il me parait important de faire le point sur ce qu'ils étaient pendant cette période. Leur vie ne dépendait pas des règles seigneuriales, mais celle des manants qui exploitaient les terres, si.

Ils étaient tous les deux à la périphérie de l'étendue de la paroisse, et à proximité de la route qui conduisait de Paris à Limoges. Ils étaient situés l'un à Angelard, sous la protection de la Vierge (Sainte Marie d'Angelard), l'autre appelé de La Mongie ou du Doignon était sous le vocable de Saint Blaise et Saint Eutrope. Ils n'avaient aucun rapport avec l'abbaye de Grandmont et n'étaient pas des établissements conventuels. Ils étaient ce qu'on appelle des prieuré simples, c'est à dire sans moines, du moins à la fin du XVIe siècle.

Un certain nombre de renseignements nous sont fournis sur ces deux prieurés dans les registres des insinuations ecclésiastiques du diocèse de Limoges. Là, sont consignés les prises de possessions, les résignations des prieurs, l'état des chapelles, quand celles ci sont délabrées, et l'appartenance aux communautés des prieurés.