Une seigneurie était, depuis le Moyen-Age, le nom donné à la possession d'un » Noble Homme ». S'il n'était pas noble, l'homme possédant les terres était dit « sieur de » et non pas » seigneur de ».

Pour la plupart des seigneurs du Limousin, le suzerain était l'évêque de Limoges : en effet, à l'origine, les terres avaient été défrichées en grande partie par des communautés ecclésiastiques qui avaient installé dans la campagne des gens pour leur fournir la nourriture, l' activité principale de ces communautés étant la prière.

Pendant tout le moyen âge, du XIe au XVe siècle, les seigneurs étaient des chevaliers donc des combattants; les luttes permanentes qui les faisaient s'affronter, soit entre eux, soit contre les ducs d'Aquitaine ou les comtes de la Marche, soit dans les pays turcs, les avaient incités à faire de nombreux dons. Ces dons étaient fait sous forme de rentes qu'ils percevaient sur un village, un manse, ou une tenue. Ces rentes données, le village, le manse ou la tenue, appartenaient à celui qui percevait la rente. C'est ainsi que l'évêque de Limoges, l'abbaye de Saint Martial, l'abbaye de Grandmont, ou d'autres ordres religieux, étaient devenus suzerains des seigneurs locaux; Ceux –ci leur devaient l'hommage à chaque mutation dudit seigneur ou dudit suzerain, ainsi que la nommée (c'est à dire la liste) de leurs possessions, en détail.

Le seigneur d'un lieu ne possédait pas seulement les rentes, mais aussi le droit de Justice, haute, basse, ou moyenne; c'est à dire le droit de juger tous les crimes ou délits qui avaient lieu dans sa seigneurie. Sur Compreignac, ce droit de justice appartenait jusqu'au milieu du XVIe siècle, à l'évêque. Celui-ci, au moment de la construction de son palais de l'évêché, vendit une partie de ses justices pour pouvoir en payer la construction.

La justice de Compreignac, était regroupée avec celle de Razès, dont la seigneurie dépendait au Moyen-Age. Son acquisition, par le seigneur du lieu donnera lieu à des actions assez agressives, de part et d'autre.